Ma recherche se concentre sur la façon dont la cognition sociale informe les processus de groupe, affectifs et socio-évaluatifs. Sur cette page, vous trouverez des indications sur la manière dont ces intérêts se traduisent dans mes recherches en cognition et en clinique. N’hésitez pas à visiter le site web de mon laboratoire de recherche, CORE – Cognitions & Relations, pour plus d’informations.
Cognitions sociales
Les humains sont des êtres sociaux, et nous interagissons constamment les uns avec les autres. Des rencontres occasionnelles très simples aux interactions de groupe plus complexes ou aux relations affectives de plus longue durée, interagir avec les autres nous aide à donner un sens à nous-mêmes et au monde dans lequel nous vivons. Ma recherche explore comment les dynamiques sociales influencent notre comportement, nos choix et notre bien-être général. Les exemples des manières dont j’étudie ces processus fascinants et complexes vont des processus très basiques et subconscients, comme l’attention, à des comportements plus explicites et durables, comme le langage et la pratique clinique.
Par exemple, à partir d’un simple coup d’œil, nous pouvons prendre des décisions importantes, parfois biaisées, pour decider si quelqu’un semble intéressant, sympathique ou même digne de confiance. Dans mon laboratoire, nous étudions comment ces décisions dépendent des stéréotypes sociaux, tels que les biais de genre et raciaux, et influencent nos comportements ultérieurs, comme l’altruisme et la coopération. D’autres intérêts clés de mon laboratoire de recherche incluent les interactions de groupe. Par le passé, par exemple, j’ai étudié comment les comportements non verbaux révèlent les dynamiques de leadership lors des interactions de groupe : les leaders sont davantage regardés par les autres membres du groupe, regardent les autres moins souvent, et s’engagent davantage dans des regards réciproques signalant la coopération. Nous étudions actuellement comment la conversation et le langage transmettent des parcours de changement émotionnel et cognitif au cours de plusieurs interaction de groupe, comme les thérapies de groupe.
Intérêts cliniques
Mon intérêt pour le comportement social se traduit par la question clinique de savoir comment les processus sociaux influencent et informent la pratique clinique. Par exemple, l’un de mes projets de recherche vise à étudier comment les humains communiquent leur réactivité affective, définie comme la capacité à faire en sorte qu’une personne que nous aimons se sente comprise, validée et prise en charge. Regarder quelqu’un dans les yeux traduit-il de l’intérêt ? Cela change-t-il en fonction des origines culturelles de la personne ? Répondre à ce type de question permettrait d’enrichir les processus thérapeutiques, tels que l’alliance, et les pratiques en thérapie relationnelle avec les couples et les familles.
Un autre exemple important concerne les processus de groupe. J’ai récemment commencé une collaboration avec la clinique MUSIC | Centre d’identité sexuelle de l’Université McGill pour associer mes pratiques cliniques et de recherche. Nous utilisons mes connaissances sur les dynamiques de groupe pour mener un programme novateur de recherche et d’évaluation des thérapies de groupe du centre MUSIC afin de soutenir les individus LGBTQ+ et leurs familles dans leur cheminement pour exprimer pleinement leur identité de genre et sexuelle et contrer la détresse émotionnelle résultant de la sous-représentation sociétale.